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Redesign-to-cost, optimiser le timing pour garantir la réussite !

Tout industriel à un moment ou à un autre a connu une démarche d’amélioration des coûts de ses produits par des leviers de conception ou pour employer un terme plus tendance le redesign to cost. Certains font des passes successives et régulières pour à la fois devenir plus compétitif et donner un coup de jeune à leurs produits alors que d’autres estiment l’avoir fait « une bonne fois pour toute ». Mais quelle est enfin le bon timing pour lancer une nouvelle vague de redesign to cost ? La réponse n’est pas si simple et elle dépend de plusieurs paramètres.

1. Technologies et procédés de fabrication

Pour faire court, plus ça va vite plutôt on aura intérêt (besoin ?) de lancer une démarche de design to cost. La raison en est double et évidente ; ne pas se faire doubler par la concurrence et adapter son design aux nouveaux procédés ou nouvelles matières permettant une diminution des coûts de production.

Ce facteur est le plus important dans les secteurs à fort contenu technologique comme l’aéronautique ou le ferroviaire.

2. La voix du client

Si le produit ne correspond plus aux attentes de ses utilisateurs, il est temps de le reconcevoir avec une nouvelle spécification. Il serait alors plus précis de parler d’un redesign to value mais cela sera bien évidemment l’occasion d’activer les leviers de réduction des coûts.

Il s’agit d’un phénomène récurrent dans les biens de grande consommation ou encore le secteur automobile ou les modèles se succèdent avec des fonctionnalités nouvelles et des améliorations progressives.

3. Ressources R&D et bureau d’études

La conception est l’un des métiers les plus subjectifs qui existent. Un ingénieur s’exprime avant tout grâce à ses designs et y tient fortement. C’est la raison pour laquelle faire du redesign to cost sur son propre produit est un vrai défi pour celui qui en est à l’origine.

Une nouvelle équipe et/ou des ressources externes qui apportent un œil neuf faciliteront la génération d’idées. Cet effet sera d’autant plus important si cet œil neuf vient d’autres secteurs d’activités.

4. Contraintes réglementaires

Les normes environnementales et de sécurité rentrent au fur et à mesure en vigueur en particulier en Europe. Certaines techniques et matières ne sont plus tolérées et cela demande des modifications sur des produits existants. Un exemple récent est la mise en place de REACH (Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals) de 2006 à 2018.

Si l’un des paramètres précédents a évolué de manière significative depuis la dernière démarche de redesign to cost l’intérêt d’en relancer une, est présent. Si c’est le cas de plusieurs facteurs une nouvelle démarche s’impose.