Industrie

Un quart des sous-traitants automobiles en grande difficulté

Lors des conclusions d’une récente enquête sur la performance industrielle dans le secteur automobile, la PFA, Filière Automobile et Mobilités a montré que le quart des entreprises sous-traitantes qui ont participé à cette enquête reconnaissent avoir, en ce moment, importantes difficultés.

Cette enquête supporte sur ces indicateurs de performance comme, par exemple, les retours usinent de la part des clients, la rotation des stocks, le temps de changement de fabrication, le chiffre d’affaires par personne ou encore le taux de gravité des accidents ou l’absentéisme pour maladie des personnels.

Ces indicateurs servent à mesurer l’amélioration ou la dégradation des performances d’une année à l’autre. Globalement, on peut retenir les chiffres d’affaires sont en hausse de 5 %, en moyenne, que les effectifs sont stables avec tout de même 17 % d’augmentation des effectifs intérimaires. On observe surtout que la performance globale des entreprises sondées s’est dégradée de 5 %, passant de 31 à 36 % d’écart sur l’objectif. La performance est cependant meilleure pour les grands groupes que pour les PME, pour lesquels les retours usinent clients sont une faiblesse.

Une hausse de production et une légère baisse de qualité

Cette étude pointe donc du doigt essentiellement les PME, même si le nombre d’entre elles qui ont répondu à ce questionnaire, environ 75 et la diversité des métiers représentés, doivent atténuer cette perception. Néanmoins, malgré une production en volume qui a légèrement augmenté, c’est la qualité des produits qui est souvent remise en question. Il s’agira, dans les mois et années à venir, d’un facteur améliorait. En attendant, depuis la crise on note notamment en corrélation avec la hausse du chiffre d’affaires, un ratio chiffre d’affaires par personne en hausse. L’optimisation des coûts de production a donc été nettement améliorée.

La Lean Production mise en avant

On remarque, suite à cette enquête, une différence flagrante entre les entreprises qui pratiquent le principe de la Lean Production ou Lean Manufacturing et celles qui ne l’utilisent pas. C’est un écart de performance de près de 20 points entre les deux. De quoi largement se poser la question sur la méthode de gestion adoptée dans les mois à venir pour les PME comme pour les grands groupes.

Une disparité forte si entre les entreprises

Si près de 25 % des entreprises se déclarant réelle difficulté, il en existe autant proche de l’excellence. C’est en fait quatre groupes équivalents qui se distinguent par rapport à leurs performances. 25 % d’entre elles sont en bonne voie pour atteindre une très bonne performance et les derniers 25 % sont, quant à eux, proche de la moyenne. Bien que ce rapport soit une mise en garde sérieuse pour un grand nombre d’entreprises françaises, il n’en est pas moins rassurant et encourageant pour près de 50 % d’entre elles, qui portées une reprise bien réelle devrait faire mieux que s’en sortir. C’est le cas notamment des entreprises sous-traitantes de l’industrie plastique, comme, par exemple, Rototec qui fabrique des pièces de carrosserie plastique sur mesure, et pour qui les demandes sont en croissance.

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Cyperus

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